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La rosace de la Cathédrale de Strasbourg




La Rosace de la Cathédrale de Strasbourg est sans nul doute une des plus belle réalisation de l’édifice.
Imaginée et construite par Maître Erwin, un des bâtisseurs de Notre Dame de Strasbourg, elle est considérée comme la plus belle rose de toutes les cathédrales gothiques du 13è siècle.

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Bien visible dans l’édifice : la rosace de la Cathédrale de Strasbourg

La cathédrale est un livre ouvert qui permet à son visiteur de prendre connaissance des symboles de la chrétienté. L’édifice en lui même est une invitation à la contemplation. Cette contemplation a pour but la transmission de principes religieux et la connaissance des personnages bibliques à travers les statues, gravures, et autres réalisations de l’édifice.
Ainsi, la cathédrale toute entière est un labyrinthe dans lequel s’avance tout chrétien à la recherche de son dieu et à la recherche de lui même.

La rosace de la Cathédrale de Strasbourg

Depuis le grenier de la Cathédrale de Strasbourg, sous les toits de la nef, une porte s’ouvre face au cœur de la grande rose : vue exceptionnelle…

La rosace : des mathématiques au service de la symbolique

Une rosace est avant toute autre chose une figure géométrique symétrique ayant plus ou moins la forme d’une rose ou d’une étoile.

Elle est construite dans un cercle à partir d’un point central et formée de courbes.

Cette forme faisant appel aux mathématiques est présente en architecture, en décoration, en couture, menuiserie, etc…

La rosace est utilisée dans beaucoup de religions depuis des siècles.

On en trouve dans les édifices chrétiens, mais aussi dans les mosquées ou en représentation dans le mandala hindoue.

À sa forme reconnaissable et connue de beaucoup de civilisations est conférée une symbolique en fonction des usages, des siècles et des religions qui l’emploient.

Grande Rose de Maître Erwin.

Détails de la grande rose de Maître Erwin.

Quelles significations pour la rosace de la cathédrale de Strasbourg ?

rosace de la cathédrale de Strasbourg

Vertigineux !

La rosace de la Cathédrale de Strasbourg symbolise l’univers et représente le Dieu créateur en son centre (un discret pentagramme). Univers signifiant « tourné vers l’unité », unité symbole de la chrétienté.
La rose est une figure symbolique de deux mystères de l’existence : l’espace et le temps.
Pour accéder à son centre, il faut parcourir un long chemin.
La rose est aussi l’image du processus de création et de développement. Le monde semble y être créé comme dans une explosion lumineuse. La lumière blanche explose et se décompose en couleurs.
La rose semble aussi réabsorber la création et la rassembler en un seul point lorsqu’elle est observée de la périphérie au centre.
La rose est divisée en 16 pétales et inscrite dans un carré directeur qui signifie l’esprit dans la matière deux notions inséparables dans leur union et dans la religion chrétienne.
La rose sert d’intermédiaire entre le soleil et celui qui contemple sa lumière. La lumière de l’astre est trop intense pour être regardée sans être aveuglé. Comme il ne peut supporter de soutenir le regard de Dieu, le chrétien utilise la rosace pour voir la lumière. Le pentagramme central sert d’intermédiaire entre l’homme et le divin.
La rose, vue de l’intérieur, symbolise l’œil cyclopéen animé par le soleil. Elle est une image gigantesque qui résume les premiers chapitres du livre de la Genèse (« Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut »).
Symboliquement, la grande rose de la cathédrale est le temps de Dieu. Le cercle évoque l’écoulement du temps dans son mouvement qui est rappelé par la roue. Inexorablement le temps s’écoule et recommence.
La Rose d’Erwin, rosace de la Cathédrale de Strasbourg symbolise le cosmos et représente en son centre le créateur.

La rosace de la Cathédrale de Strasbourg

Depuis la nef, la grande rose de Maître Erwin et l’orgue au premier plan.




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Au dessus du portail principal, la superbe rosace de la cathédrale de Strasbourg.

Quelques secrets sur la rosace de la Cathédrale de Strasbourg

Aussi appelée Rose d’Erwin, du nom de son créateur, la rosace de la Cathédrale de Strasbourg comporte 16 pétales.
Contrairement aux autres grandes cathédrales françaises, dont les rosaces comportent généralement 12 pétales. 12 est le nombre symbolique de l’incarnation de Dieu fait homme. 12 est le produit de 3 (symbole de la trinité).
À Strasbourg, Maître Erwin a voulu utiliser la même idée à travers le chiffre 8. 16 pétales (2×8) à 32 lancettes (4×8). 8 est le nombre symbole de la perfection divine : deux boucles qui se rejoignent en un mouvement ininterrompu.
Son rayon de 7 mètres est inscrit dans un carré directeur qui occupe 1/3 de la muraille dans sa largeur et sa hauteur.
12 cercles sont placés par groupe de 3 aux 4 coins du carré directeur.
Le pentagramme central est tout à fait discret : seul celui qui cherche à le voir le trouve. Il indique que l’Unité est reconstituée : l’unité intérieure de l’homme, mais aussi celle de l’ensemble dans lequel il est inclus.
La réalisation concrète des dessins de Maître Erwin fut confiée non pas à un maître verrier, mais à un maître orfèvre dont l’atelier aurait été placé au fond d’une cour de la rue des Orfèvres, à deux pas de la Cathédrale. Il est souvent évoqué le fait qu’un mélange de poussière de diamants et de pierres précieuses aurait été intégré par l’orfèvre à la préparation du verre.
C’est donc un véritable joyau qui est dressé au dessus du portail central telle une fleur lumineuse, comme une pierre précieuse. Son élégance et sa finesse en font une des plus belles rose de l’occident médiéval.
C’est le véritable soleil de la Cathédrale dont les verrières sont les étoiles.
Au pieds de cette superbe réalisation, les magistrats juraient autrefois fidélité à la constitution de la cité.




  1. bonjour seriez vous quand la rosace a t’elle été construite ?

  2. Armand ZIELINGER

    Bonjour,il semblerai que sur un carreau de la rosace figure l’inscription  » Als bestes Glas bin ich bekannt, Schoenburg ist mein Heimatland »
    Je suis originaire du village de Schoenbourg en Alsace Bossue dans laquelle existait une verrerie au moyen-âge et cette anecdote nous a souveau été relatée par notre instituteur…est-ce la réalité ?.
    Pouvez-vous confirmer ?
    Merci… Armand ZIELINGER HOENHEIM

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