Sollicité par l’association de self défense « Rapide Défense » je pars couvrir un stage dont la thématique est de faire face à une arme blanche. L’occasion pour moi de produire une nouvelle fournée de photos dynamiques et pleines d’action.

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DSC_5706Depuis plusieurs années maintenant, je pose mon œil aiguisé sur les différentes activités proposées par l’association Rapide Défense 67, émanation du Rapide Défense développé par Vincent Roca (allez voir les articles précédents).
Un travail toujours motivant pour moi en raison des nombreuses difficultés liées au sport en général.

Travailler sur ce type de sujet est d’abord un challenge photographique : la reportage photo sportif est une discipline qui demande beaucoup de maîtrise, de concentration, d’endurance, d’attention, de savoir-faire et un matériel performant qui réponde au doigt et à l’œil.

Je me suis fait une spécialité du reportage photo d’action. Le sport en fait tout naturellement partie.
Et j’aime ça.

La photo à papa pépère dans un studio m’a toujours relativement ennuyé. Et même si je réalise aussi ce type d’images dont on maîtrise presque tous les paramètres, ce n’est pas ce qui me fait vibrer.
J’aime quand ça bouge devant l’objectif et qu’il faut aller chercher l’image qui claque.
Et quoi de mieux qu’un bon reportage sportif pour satisfaire ce penchant photographique ?

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J’ai été à l’école de la difficulté à mes premières heures dans le monde de la photo professionnelle : prises de vues sur le vif avec des appareils bien moins performants qu’aujourd’hui. Il a fallu que j’apprenne très tôt à me débrouiller pour ramener des images intéressantes et j’ai développé un savoir-faire certain dans ce domaine.
Œuvrer sur des sujets délicats qui demandent une grande maîtrise technique et un sens aigu de l’image est toujours un bonheur pour moi.

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Le revers de la médaille ?
Le stage a lieu un dimanche, il est relativement long, j’ai beaucoup travaillé les jours précédents et j’ai passé le samedi sous la pluie.
Attention et concentration sont de mise et je puise moi aussi dans mes réserves physiques, comme tous les participants au stage.
Ce type de reportage s’envisage pour moi comme une performance sportive : je tire dans les jambes étant souvent accroupi et très mobile.
Mes bras supportent une dizaine de kilos pendant de longues heures. Je suis courbé et dans des positions inconfortables et mon dos aussi est sollicité.
Dernière difficulté : le traitement des centaines de photos, relativement chronophage mais qui permettra à un maximum de participants de pouvoir obtenir de belles images d’eux même pendant la pratique de leur activité dominicale favorite.
5 jours seront nécessaires pour me permettre de rendre le meilleur de mon travail visible.
En voici une partie.

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